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Justin Trudeau, député

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Justin Trudeau n’est pas un libéral comme les autres

Nouvelles générales – Politique fédérale
Écrit par Marco Fortier
Vendredi, 22 avril 2011 14:25
Mise à jour le Vendredi, 22 avril 2011 15:24

Sur un mur du local électoral de Justin Trudeau, une carte des 200 bureaux de scrutin de la circonscription de Papineau montre l’allégeance des électeurs, rue par rue: entre Saint-Laurent et Saint-Hubert, c’est bleu foncé, couleur du Bloc québécois. Aux extrémités, dans les quartiers multiethniques Parc-Extension et Saint-Michel, le «rouge libéral» domine. La question que tout le monde se pose: l’orange de Jack Layton viendra-t-il brouiller les cartes? La montée du NPD, si elle se confirme, se ferait-elle aux dépens de la bloquiste Vivian Barbot ou de Justin Trudeau, élu député en 2008?

On n’a pas senti « d’effet Layton » en faisant le tour du comté, cette semaine. Les gens parlent de la confrontation entre « Justin » et Vivian Barbot, une des grosses pointures du Bloc, ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec, qui a représenté Papineau de 2006 à 2008.

« On ne voit pas Justin sur le terrain. Justin est présent dans les fêtes du quartier. Il dit: regardez-moi, le kodak est là, vous m’avez vu, ciao! » lance Vivian Barbot, rencontrée à son local électoral, rue Saint-Hubert.

Cette femme est une boule d’énergie. Elle a le regard vif et le ton enjoué malgré le déluge qui s’abat sur le quartier ce jour-là. Vivian Barbot devient intarissable en parlant du gouvernement « Harpeur ». Pour elle, « Stephen Harpeur » fait « peur »

« On est presque condamnés à avoir un gouvernement Harpeur. Il faut voter Bloc pour l’empêcher d’être majoritaire », dit-elle. Le Bloc a fait le plein de votes avec cet argument en 2008, mais la partie semble plus corsée cette fois. Au café Della Via, angle De Castelnau et Henri-Julien, personne n’est prêt à donner un chèque en blanc au Bloc. Christina Boyer, étudiante de 22 ans originaire de Guelph en Ontario, va « voter stratégique pour bloquer les conservateurs ». n’a pas encore fait son choix, tout est possible le 2 mai: elle jongle entre le Bloc, le NPD, le Parti vert et « Justin ».

Justin sur le terrain

Michael Ignatieff invite les Québécois à se ranger derrière le Parti libéral, seule formation susceptible de déloger le gouvernement Harper. Dans Papineau, l’argument porte plus qu’ailleurs au Québec.

Justin Trudeau n’est pas un libéral comme les autres. C’est une vedette, qui sera peut-être premier ministre un jour. Même les nationalistes reconnaissent qu’ils ont affaire à un gros nom. «Justin est présent dans le comté. Il nous a aidé à organiser la fête de la Saint-Jean dans le quartier », dit Charles-Hugo Boucher, propriétaire du café Della Via, qui siège sur deux regroupements de commerçants de Villeray.

Ses adversaires ont beau le qualifier de « député fantôme », Justin Trudeau a travaillé sur le terrain. Il a affirmé dès son élection, en 2008, avoir tout à apprendre du métier de député. « Il connaît les gens personnellement dans le comté », dit Louis-Alexandre Lanthier, chef de la campagne Trudeau, rencontré au local libéral, rue Alexandra.

Chaque mois depuis deux ans, Justin a invité 10% des électeurs de Papineau à des rencontres communautaires, tenues le samedi, où il se rendait disponible pour parler des enjeux locaux. Sur deux ans, Trudeau a invité 100% de ses électeurs à venir le rencontrer, explique son organisateur.

Suspense jusqu’à la fin

Au moment de notre visite, Justin Trudeau se trouvait à Vancouver. Justin reçoit des dizaines d’invitations de partout au Canada, mais il s’est absenté à peine trois jours durant la campagne électorale, selon Louis-Alexandre Lanthier. « On doit travailler très fort. Rien n’est acquis », dit l’organisateur de Justin. Trudeau avait gagné par 1189 voix (une marge de 2,8%) contre Vivian Barbot en 2008. C’est mince. Mais il bénéficie de la « prime à l’urne » des députés sortants, qui se font voir toutes les semaines dans les médias locaux.

Le candidat néo-démocrate, Marcos Tejada, mise sur la montée de popularité de Jack Layton pour causer une surprise. La candidate conservatrice Shama Chopra, une ancienne militante libérale, peut aussi brouiller les cartes: elle affirme avoir l’appui de plusieurs membres des communautés grecques et d’Asie du Sud. « Les communautés culturelles ne sont plus acquises au Parti libéral. Le Parti conservateur représente mieux les valeurs des immigrants », dit-elle, dans son minuscule local de la rue Jean-Talon Est.

En 2008, le candidat conservateur n’avait obtenu que 7,63% des voix. Celui du NPD, 8,73%. Un gain modeste de 2% ou 3% aux dépens de Justin Trudeau peut faire une différence et donner la victoire à la bloquiste Vivian Barbot. Une belle bataille à surveiller le 2 mai au soir.

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