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Justin Trudeau, député

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Justin Trudeau, présent partout

Raymond Giroux
Le Soleil

(Ottawa) Naviguez sur la Toile : Justin Trudeau est là. Lisez les dépêches de Vancouver ou de Toronto, ouvrez la radio: encore Justin Trudeau. Faites la route entre son local électoral et un centre d’accueil pour aînés et jeunes enfants, Justin Trudeau vous guidera.

Le candidat libéral connaît tous les méandres des sens uniques et des virages à gauche interdits du quartier Villeray, dans sa circonscription de Papineau, et déniche même un espace de stationnement plus ou moins légal pour le visiteur. Il suffit de suivre sa Honda Civic dont le silencieux a fait son temps, et le tour est joué.

Sa grande rivale, la bloquiste Vivian Barbot, conduit elle aussi sa propre voiture. Là s’arrêtent les ressemblances entre deux candidats aux antipodes l’un de l’autre. La vague virtuelle néo-démocrate apparaissait bien virtuelle, hormis de très rares pancartes, au moment de la visite du Soleil. Si le NPD gagna dans Papineau, je l’aurai raté.

Quant à la conservatrice, elle a préféré s’asseoir dans la foule et observer plutôt que de monter sur l’estrade avec les autres candidats, lors d’un récent débat, me disent les libéraux. Ignorez le PC, dans cette circonscription.

M. Trudeau et Mme Barbot s’entendent sur un point : leurs électeurs ne veulent plus de Stephen Harper. Mais si le premier semble assuré de ses appuis traditionnels, la seconde reconnaît que des partisans se questionnent en ce moment sur leur choix du 2 mai.

Mme Barbot axe sa campagne sur ce qu’elle appelle «la donne locale», c’est-à-dire la présence de M. Trudeau comme député depuis 2008. Elle a beau soutenir que Papineau «est un comté comme les autres», elle reconnaît que la présence d’une vedette vient pervertir sa théorie.

Dans Papineau, environ 55 % des électeurs parlent français à la maison, 10 % s’expriment en anglais, et les autres représentent un microcosme des Nations unies.

Le Bloc obtient des suffrages à peu près uniquement chez les francophones, selon les sondages. Oublions l’ouverture de jadis aux minorités culturelles qui faisait tant hurler les souverainistes négligés de Québec, c’est bon pour les discours et certaines initiatives, mais sans impact électoral aucun. Mme Barbot cherche avant tout à consolider ses acquis. Le PLC a gagné par moins de 1200 voix en 2008, et M. Trudeau le reprendrait avec plaisir avec 1500 votes de majorité, dit-il.

Le Bloc domine facilement les secteurs francophones, mais mord peu parmi les immigrants plus attirés par l’anglais.

«Cette population immigrée qui ne parle pas français, qui n’est pas intégrée, ne bouge pas depuis 20 ans, dit la candidate. Ce quartier n’est plus un lieu de passage, ils y vivotent, ils sont confinés là malgré leur richesse culturelle dont on ne profite pas.»

Mais de là à chercher leurs votes, il y a une marge. «Ce n’est pas au moment où on est en élections qu’il faut faire cela, ce serait de l’opportunisme», dit Mme Barbot, qui préfère les rejoindre entre deux campagnes.

M. Trudeau mène de son côté une bataille carrément axée sur l’offensive. Il connaît le profil des rébarbatifs viscéraux. De son propre aveu, il se fait répondre à l’occasion : «Trudeau, perds pas ton temps, tu es du mauvais bord sur le Québec.»

Le député sortant ne renie rien. «Nous pouvons partager les mêmes valeurs, mais être en désaccord sur les façons de le faire», dit-il. Mais ce n’est pas l’enjeu de ces élections, selon lui, et il essaie de convaincre les récalcitrants qu’il peut les représenter sur nombre d’enjeux sociaux.

«Tu n’es pas comme je me souviens que ton père était», voilà une réaction qui le rassure quelque peu, peut-être un début d’affranchissement. Mais il s’appellera toujours Trudeau, Justin de son prénom.

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