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Justin Trudeau, député

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La division au lieu de l’unification

Madame la Présidente, en ce dernier jour de la session printanière, de toute évidence, cela nous donne l’occasion de réfléchir un peu sur les leçons apprises pendant cette session et de regarder comment nous pourrons ne pas répéter ces erreurs les prochaines fois.

La motion dont nous sommes saisis aujourd’hui nous permet de revenir sur la prorogation et tout ce qu’elle représente, et de nous demander vraiment ce que nous faisons ici dans cette Chambre.
Cette Chambre compte 308 personnes provenant des quatre coins du pays et de tous les milieux et de toutes les origines imaginables. Nous représentons, de façon individuelle et collective, l’extraordinaire diversité de ce pays: les différentes voix, opinions, confessions religieuses, croyances et convictions. Notre travail consiste à nous réunir pour déterminer la meilleure voie à suivre.

Que nous siégions de ce côté-ci ou de ce côté-là de la Chambre, nous sommes tous des Canadiens et nous partageons tous des croyances fondamentales selon lesquelles ensemble, nous pouvons bâtir un pays juste, plus prospère et meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants. C’est l’esprit qui anime la fonction publique. C’est la raison pour laquelle nous passons autant de jours dans l’année loin de nos familles, de nos foyers et de nos collectivités pour créer un sens du compromis et aller de l’avant de façon concertée.

Voilà pourquoi il est si troublant d’avoir vu au cours des quatre dernières années une culture favorisant la division, le cynisme, le secret et un manque de reddition de comptes se répandre partout à la Chambre. Il y a eu deux prorogations en deux ans: la première visait à éviter un vote de défiance qui aurait certainement fait tomber le gouvernement et la deuxième, à éviter des questions difficiles pour établir dans quelle mesure le gouvernement a permis la torture de citoyens afghans. Ce n’est pas le genre de comportement que veulent voir les Canadiens.

Nous avons une Chambre où le gagnant de la période des questions est celui qui crie le plus fort et qui formule des arguments pour déranger et distraire les gens.

Cela devient un jeu pour scorer des points, pour trouver le bon mot pour mettre les autres dans l’embarras, pour essayer de trouver une stratégie qui plaira à notre base et où on se fout royalement de ce que diront ceux qui ne voteront pas pour nous de toute façon. Nous sommes en train d’appauvrir cette Chambre, d’appauvrir les principes pour lesquels nous sommes ici.

Le gouvernement a compris. Il a été élu par 5,2 millions de Canadiens et il ne lui manquait que quelques sièges pour obtenir la majorité. Des 33 millions de citoyens au pays, près des deux tiers ont le droit de vote. Un peu plus de cinq millions de votes lui a presque donné une majorité. Le gouvernement s’est aperçu que c’était un climat où il pourrait favoriser le cynisme et le désengagement, réduire la participation électorale et dissiper l’impression des gens selon laquelle le gouvernement peut être une force du bien et un endroit qui passe à l’action.

Au lieu de quoi, il a fait valoir l’idée de parlements dysfonctionnels en démontrant à quel point le Parlement peut être dysfonctionnel sous un gouvernement qui ne croit pas au gouvernement. Il ne croit pas que nous avons le devoir de collaborer pour bâtir un pays et un avenir meilleurs.

Nous sommes en train d’errer dans des méandres à un moment où le monde nous présente des défis énormes, que ce soit sur le plan de l’environnement, des droits humains ou de la pauvreté ici, chez nous, sur nos réserves autochtones ou partout dans le monde.

Nous avons l’obligation, en tant que Canadiens, d’être à la hauteur des tâches devant nous et des responsabilités et des occasions qui se présentent, car nous vivons dans un pays extraordinaire et prospère, où tous ont droit à leurs opinions et de les exprimer.

C’est pour cela qu’il y a ce désir de mettre fin au débat, d’étouffer l’instinct démocratique, de marginaliser ceux qui expriment des points de vue différents, qu’il s’agisse de Richard Colvin, de Linda Keen ou de tout groupe de défense des droits des femmes qui s’oppose au gouvernement et qui se fait dire de se taire sous peine de perdre son financement. Quiconque désapprouve le gouvernement est écarté et, malheureusement, cela s’applique aussi à l’opposition lorsque le gouvernement pense qu’il peut s’en tirer.

C’est de cela qu’il s’agissait lors de la dernière prorogation du Parlement.

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