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Justin Trudeau, député

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La priorité aux familles canadiennes

Monsieur le Président, récemment, le ministre des Finances annonçait que le Canada faisait face à un déficit record de 55,6 milliards de dollars. Je suis toujours impressionné de voir que ce gouvernement peut dépenser des milliards de dollars pour le G20 et son lac intérieur, pour l’achat des avions F-35 — qui n’est peut-être pas le bon avion et qui est certainement trop cher — ou encore pour un plan d’action qui ne crée aucun emploi à long terme et menace maintenant de ne pas aider ceux qui en ont bénéficié à cause des dates butoirs. Tout cela, ce sont des dépenses, mais qui ne procurent aucune stabilité économique. Il faut vraiment le voir pour le croire.
Non seulement ce gouvernement dépense de façon irresponsable, mais en plus, il coupe dans des secteurs importants. Cet été, nous avons vu ce gouvernement conservateur faire des coupes dans les initiatives jeunesse et les programmes communautaires. À titre d’exemple, dans la circonscription de Papineau, circonscription que j’ai l’honneur de représenter, le financement du programme Emplois d’été Canada a été amputé de 8 000 $ par rapport à l’an dernier. Même si cela semble une coupe modeste, ces compressions représentent tout de même l’équivalent de quatre ou cinq jeunes sans possibilité de travailler et d’aider des organismes communautaires durant cet été. Une proportion significative des emplois subventionnés par Emplois d’été Canada est dirigée vers des moniteurs de camps de vacances et de camps d’été, et la perte de cinq jeunes moniteurs affectera presque une centaine d’enfants et de jeunes adolescents ainsi que leurs parents.
Pourtant, ce même gouvernement qui coupe sans pitié annonçait avec grande fierté dans son dernier budget l’investissement de quelques centaines de millions de dollars dans les programmes jeunesse. Comment donc expliquer ces coupes envers les jeunes de Papineau? Peut-être que si nous regardions dans les circonscriptions conservatrices, nous aurions des réponses. Toutefois, sans aller voir ailleurs, nous avons toujours su que ce gouvernement n’accordait pas d’importance particulière à nos jeunes. C’est pourquoi je crois qu’il est clair que ce dernier budget est rempli de tromperies et dépourvu d’ambition pour dynamiser nos jeunes Québécois et Québécoises.
Nos jeunes, aujourd’hui, croient en l’environnement et croient en notre culture. Ils aspirent aux emplois de demain. Malheureusement, ce dernier budget n’a rien pour la culture; non seulement il n’a rien, mais il ne mentionne même pas le mot « culture ». Or les mots révèlent bien des choses.
Il n’y a rien sur les changements climatiques ni sur l’énergie renouvelable. Après nous avoir fait honte sur la scène mondiale à plusieurs reprises par leur inaction quant aux changements climatiques, les conservateurs persistent dans leur négligence avec le budget de 2010, qui ne comporte aucune nouvelle mesure touchant les changements climatiques. Il en va de même pour les investissements dans l’énergie renouvelable, alors que d’autres pays développent ce secteur et y dépensent de l’argent.
Le gouvernement fait ce qu’il préfère: il coupe dans le développement économique. Après l’appauvrissement de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, qui aurait pu aider à créer des emplois à l’échelle locale pendant des années, le budget de 2010 offre à cette agence un montant dérisoire de 29 millions de dollars sur deux ans.
[Traduction]
C’est incroyable et frustrant. Les conservateurs nous ont entraînés dans un déficit de 55,6 milliards de dollars après une décennie d’excédents budgétaires sous les libéraux. Les conservateurs ont réussi à entraîner le Canada dans le déficit avant même le début de la récession en augmentant les dépenses gouvernementales de 18 p. 100 dans leurs trois premiers budgets. Jamais dans l’histoire du Canada un gouvernement n’a dépensé autant.
Mais ils nous assurent qu’il n’y a aucun de problème parce que, même s’ils ont porté le déficit à un niveau inégalé, ils ont un plan. Ils nous promettent que, d’ici cinq ans, on reviendra au déficit zéro. J’espère que vous me pardonnerez, monsieur le Président, si je ne m’empresse pas de les croire.
C’est une promesse de la part des mêmes personnes qui, lors des dernières élections, vantaient les vertus d’un gouvernement qui ne nous entraînerait pas dans une période de déficit pendant qu’il était en train de s’y enfoncer. Pourtant, depuis ce temps, leur bilan, qui se résume à du gaspillage, s’alourdit constamment. Le gouvernement a flambé une somme record de 130 millions de dollars pour de la publicité autopromotionnelle éhontée et 1,3 milliard de dollars pour une opération de relations publiques de 72 heures dans le cadre des sommets du G8 et du G20, cet argent étant consacré notamment à des frivolités allant d’un lac artificiel à des bâtons lumineux. Il a promis de dépenser de 10 à 13 milliards de dollars pour faire construire des mégaprisons à l’américaine destinées à accueillir des auteurs de crimes non signalés, alors que le taux de criminalité est en baisse et il a prévu 16 milliards de dollars pour un mauvais contrat d’achat de chasseurs furtifs, accordé sans appel d’offres et ne garantissant aucun emploi pour les Canadiens et 20 milliards de dollars pour des allègements fiscaux aux sociétés, alors qu’on ne peut se le permettre.
Le budget de 2010 ne tient pas compte des véritables enjeux financiers des familles canadiennes, notamment la dette record des ménages, la hausse du coût de l’éducation et des soins à domicile, la sécurité des régimes de retraite et la perte de 200 000 emplois à temps plein. Le bilan conservateur de gaspillage et de mauvaise gestion ne correspond pas aux priorités des Canadiens. Ce gouvernement conservateur emprunteur et dépensier doit mettre un frein à ses dépenses.
Voilà pourquoi, il y a quelques semaines, le Parti libéral a présenté un plan économique pour réduire les pressions financières auxquelles sont confrontées les familles canadiennes de la classe moyenne. Les Canadiens ont le choix entre notre bilan économique, axé sur la responsabilité financière et sur un plan d’investissements stratégiques et durables, et la formule des conservateurs qui ont provoqué un déficit même avant la récession et qui souhaitent gaspiller encore des milliards de dollars pour les prisons, l’achat d’avions de combat sans appel d’offres et des allégements fiscaux aux grandes entreprises.
Les libéraux proposent des investissements stratégiques en matière de santé et de soins familiaux, de pensions, d’apprentissage, d’emploi et de leadership mondial, pour soulager les familles canadiennes des pressions économiques qui pèsent sur elles. Nous devons nous assurer que les Canadiens réussissent à joindre les deux bouts. Il faut aider les familles monoparentales et les jeunes parents à trouver des programmes d’éducation préscolaire et des garderies et à en défrayer le coût.
Nous devons appuyer les jeunes, notamment les aider à obtenir le diplôme dont ils ont besoin pour soutenir la concurrence sur le marché du travail de demain. C’est en soutenant l’éducation postsecondaire que nous y parviendrons. Cet été lorsque nous avons traversé le Canada, nous avons répété à maintes et maintes reprises que si les étudiants ont les notes voulues, ils devraient pouvoir faire des études postsecondaires.
Il faut investir dans la jeunesse canadienne si nous souhaitons investir dans l’économie du savoir et dans la capacité des Canadiens de participer pleinement à bâtir le marché du travail de l’avenir et à faire en sorte que le Canada continue à faire figure de chef de file mondial sur le plan économique et à proposer des solutions dont la planète a besoin.
Il faut également investir dans les aînés parce que c’est grâce à leur travail que nous sommes là. On ne peut pas simplement les marginaliser et les laisser souffrir en silence. Il faut veiller à ce qu’ils vivent bien et qu’ils aient l’appui des membres de leur famille lorsqu’ils traversent des moments difficiles. Voilà certains des objectifs que visent les propositions des libéraux, mais que n’envisage même pas le budget des conservateurs.
Nous avons présenté un plan économique équilibré et financièrement responsable. Quelle fut la réponse du ministre des Finances? Une attaque venimeuse contre l’opposition. Notre pays a traversé le creux de la récession grâce aux budget équilibrés que nous a légués le tandem Chrétien-Martin. Les conservateurs, eux, passeront à l’histoire en tant que gouvernement qui a le plus emprunté et dépensé de l’histoire du Canada.
La Chambre doit accorder la priorité aux familles canadiennes. À cette fin, nous devons faire des investissements économiques stratégiques tout en réduisant le déficit record des conservateurs. Nous aiderons nos jeunes à devenir les chefs de file dont le Canada a besoin. Nous ferons face, ensemble, aux défis auxquels nous serons confrontés dans sept ans, au moment du 150e anniversaire du Canada.
Nous devons nous serrer les coudes, en tant que pays. Nous devons avoir une vision à long terme et investir dans les particuliers, afin qu’ils puissent s’investir dans leur famille, leur collectivité et leur pays. Ce qui fait la force d’un gouvernement, c’est de permettre aux particuliers de participer pleinement à la société.
Les conservateurs prônent la réussite individuelle. Selon eux, il faut laisser les gens réussir seuls, sans l’aide du gouvernement. Or, dans les faits, les gens ont besoin d’un coup de pouce pour arriver à un niveau qui leur permet de prendre leur avenir en main et de le façonner, de renforcer leur collectivité et de prendre soin de leur famille.
Notre pays est très riche, de bien des façons. Nous devons répartir cette richesse, afin de permettre aux personnes de réaliser leur plein potentiel et de s’investir pleinement dans leur collectivité.
Nous ne pouvons plus survivre en adoptant l’approche de laissez-faire d’un gouvernement qui ne croit pas à l’appareil gouvernemental et qui, en raison des erreurs qu’il a commises, de ses dépenses injustifiées, de son idéologie à court terme et de ses attaques et agressions contre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, incite tout le monde à douter de la pertinence du gouvernement.
Le gouvernement s’attend à ce que les Canadiens se débrouillent tout seuls alors que nous vivons l’une des reprises économiques les plus difficiles des dernières générations, puisqu’elle ne se traduit pas par la création d’emplois. Nos familles méritent mieux. Nos aînés méritent mieux. Les Canadiens méritent mieux.

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