Skip to main content

Justin Trudeau, député

Search justintrudeau.liberal.ca

Que la fête continue

Gerry Sklavounos, Anie Samson, Justin Trudeau, Andrés Fontecilla et bien d’autres sont venus rendre hommage à Marcelle Bastien et son équipe, lors d’un 5 à 7 soulignant les 20 ans du Centre Lajeunesse, le 23 novembre.

2009.04.21 – Le film « Polytechnique » a attiré une cinquantaine de députés fédéraux

OTTAWA – La projection du film « Polytechnique » sur la colline parlementaire mardi soir a attiré une centaine de personnes, dont la moitié de députés, venus faire leur devoir de mémoire, se recueillir et réfléchir aux moyens de prévenir d’autres tueries comme celle qui a coûté la vie à 14 étudiantes en génie, le 6 décembre 1989 à Montréal.

L’événement, organisé par le Bloc québécois, ne fera cependant probablement pas changer beaucoup de députés d’idée au sujet du registre des armes à feu, dont le gouvernement Harper veut démanteler une partie, celle touchant les armes d’épaule comme les fusils de chasse et les carabines.

Après une journée de débat sur la question, les élus semblaient en effet campés sur leurs positions: les conservateurs d’un côté, les trois partis d’opposition de l’autre.

Un seul député du parti gouvernemental s’est présenté à la soirée. Il s’agit de Steven Blainey, venu voir cette « belle production québécoise » mais aussi poser un geste politique. Avant la projection, le représentant de Lévis-Bellechasse ne semblait toutefois pas convaincu de l’utilité du registre mis sur pied par les libéraux.

« Je pense qu’on devrait mettre davantage l’accent sur la prévention, la formation et sur les utilisateurs », a-t-il résumé.
A l’exception de M. Blainey, toutes les personnes présentes ont promis de défendre la base de données, crée au lendemain de la tragédie de Polytechnique, qu’ils considèrent comme essentielle en dépit de ses défauts et du coût faramineux de sa conception.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a dit qu’il ne voyait « aucune objection rationnelle » au registre. Il a souligné que les chasseurs enregistraient déjà leur véhicule, leur chien et leurs prises et que le fait d’enregistrer leur arme ne constituerait pas une entrave excessive à leur liberté.

Le leader libéral Michael Ignatieff a pour sa part promis que son parti _ longtemps divisé sur la question_ s’opposerait cette fois-ci au démantèlement du registre. « Ce n’est pas une question politique pour moi. C’est une question de consensus national », a-t-il déclaré.
Une trentaine de bloquistes, une quinzaine de libéraux et six néo-démocrates dont le chef Jack Layton, ont fait acte de présence à la soirée, mais tous ne sont pas restés pour le film. Le député de Papineau, Justin Trudeau, a ainsi expliqué qu’il souhaitait voir la reconstitution de la tragédie ailleurs que dans un endroit public.

La soirée promettait en effet d’être riche en émotions. La mère de l’une des victimes, Suzanne Laplante-Edward, a invité les élus à voter contre le projet des conservateurs pour protéger les enfants tués par leurs parents par des armes de chasse ou les étudiants qui se sentent menacés dans leurs écoles.

« Je ne veux pas lâcher, je ne peux pas lâcher. C’est pour ça que je suis ici ce soir, encore une fois à me tordre les boyaux pour essayer de convaincre les parlementaires qu’il faut continuer parce que cette tragédie a coûté très cher et à tous les jours il y a des meurtres avec des armes à feu », a-t-elle confié, des sanglots dans la voix.

Les députés auront l’occasion de se prononcer dès mercredi sur le registre. Le Bloc québécois soumettra en effet aux voix une motion demandant la fin de l’amnistie dont jouissent ceux qui n’enregistrent pas leurs armes de chasse depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs de Stephen Harper, en janvier 2006.

D’après le porte-parole du Bloc en matière de sécurité publique, Serge Ménard, en n’obligeant pas les propriétaires d’armes à s’enregistrer, le gouvernement rend le registre de moins en moins fiable, sans doute dans l’espoir que les policiers, qui en sont les premiers usagers, cessent de le défendre.

Jusqu’à maintenant, cette stratégie semble toutefois avoir échoué. Le directeur de l’Association canadienne des policiers, Michel Roth, a en effet assuré mardi que son organisme n’était pas sur le point de changer d’avis sur la nécessité du registre.

Il a expliqué que ses membres consultaient la base de données avant de décider comment intervenir en cas d’urgence. A son avis, cette pratique a probablement sauvé des vies.

« Non seulement la vie de policiers, mais probablement la vie d’honnêtes citoyens également qui pourraient être pris dans un feu croisé lors d’une intervention dans une maison. Ces gens-là seraient aussi inutilement exposés si on n’intervenait pas de la bonne façon », a souligné M. Roth.

Le débat sur le contrôle des armes à feu devrait bientôt se transporter au Sénat, où le gouvernement a choisi de déposer son projet de loi sur le registre des armes d’épaule.

Même s’il risque de faire couler beaucoup d’encre, le texte a bien peu de chances d’être adopté puisque les libéraux, qui sont majoritaires à la Chambre haute, ont déjà indiqué qu’ils s’y opposaient.

Rassembler les forces pour mieux agir

S’unir pour travailler ensemble au service des résidents de leurs circonscriptions, tel est l’objectif de la Table des élus qui regroupe les responsables des différents paliers gouvernementaux, concernés par le sort de Villeray - Saint-Michel - Parc-Extension. Une initiative portée par Anie Samson, maire de l’arrondissement.

S’unir pour travailler ensemble au service des résidents de leurs circonscriptions, tel est l’objectif de la Table des élus qui regroupe les responsables des différents paliers gouvernementaux, concernés par le sort de Villeray - Saint-Michel - Parc-Extension. Une initiative portée par Anie Samson, maire de l’arrondissement.

Marion Perrier

« Nous avions la volonté de travailler avec l’ensemble des élus, sur les dossiers qui nous touchent tous », explique Anie Samson. Alors que les territoires des circonscriptions municipales, provinciales et fédérales se recoupent, la collaboration des différents élus est en effet la bienvenue. La table regroupe ainsi le maire d’arrondissement, les conseillers de districts mais aussi les députés provinciaux et les députés fédéraux.

« Certains dossiers affectent tout le monde et nous souhaitons éviter les redoublements d’effort en y travaillant ensemble », raconte Massimo Pacetti, député de Saint-Léonard Saint-Michel. Réunis toutes les six semaines, les élus ont ainsi pu aborder dans leur première rencontre les dossiers de la résidence Alfredo Gagliardi, de la situation financière de l’arrondissement et de l’organisation des fêtes nationales du Québec et du Canada. « L’objectif est de favoriser l’échange d’informations entre nous, on travaille ensemble comme n’importe quelle équipe se rencontre dans une entreprise », souligne Gerry Skalvounos, député de Laurier-Dorion.

Au sein de la table, chacun apporte ainsi son expertise et ses compétences particulières. « C’est important que les élus municipaux soient informés de ce qui se passe à Québec ou à Ottawa, concernant le budget provincial par exemple », remarque Emmanuel Dubourg, député de Viau.
« Nous avons la chance d’avoir des élus très présents sur le terrain. On se croise beaucoup mais en fixant des dates de rencontre, on s’assure de réunir tout le monde pour discuter des dossiers », raconte Anie Sanson.

« Les citoyens ne comprennent pas toujours les différents niveaux de gouvernement, en confrontant nos informations, nous pouvons faire front commun», souligne Justin Trudeau, député fédéral de Papineau. Une collaboration rendue possible par le désir commun de mieux servir les citoyens. « Nous avons évacué toute forme de partisanerie politique de nos discussions, ces rencontres ne ressemblent pas à un mini Parlement mais plutôt à une table ronde », raconte Gerry Sklavounos.

« C’est la première fois, depuis que je suis impliquée en politique, que je vois les élus des différents paliers se rassembler dans l’intérêt des citoyens », ajoute Mary Deros, conseillère du district de Parc-Extension. Dans un arrondissement où la concertation entre les différents acteurs communautaires et institutionnels est déjà reconnue pour son dynamisme, nul doute que la Table des élus permettra d’améliorer encore l’écoute et l’aide apportée aux citoyens. « On est là pour eux », conclut Anie Samson.

Flickr

Next »

Contact us

Riding Office
529, rue Jarry est, bureau 302
Montréal (Québec) H2P 1V4
T: (514) 277-6020
E: trudeau.j@parl.gc.ca